Affichage des articles dont le libellé est fibre végétale. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est fibre végétale. Afficher tous les articles

lundi 30 mai 2016

Brise vue en bambou

Une simple clôture de jardin : fer à béton et cannes de bambou entières ou refendues en 4.

lundi 1 février 2016

L'objet désirable : le cintre

C'est le début d'une nouvelle collection à l'atelier : une série d'objets à usage domestique.
Aujourd'hui le cintre en bois : osier cintré, crochet en inox, 2 tailles.

cintrage
arrêt du crochet
crochets en attente d'être monté


 Je vous souhaite une bonne semaine,
la Tresseuse

lundi 25 janvier 2016

Tressage en Inde

Echafaudage en bambou

House Boat


House boat

Toiture

Fabrication de panneaux en cocotier

Bonne semaine, la Tresseuse

lundi 18 janvier 2016

Cannage cotemporain (2)

Charlotte Perriand, Résidence de l'ambassadeur du japon à Paris, 1962



 
 Table basse, réalisation  du charpentier André Chetaille
source : "Charlotte Perriand et le Japon", Jacques Barzac, éd Norma.
 

Pierre Jeanneret, Chandigarh, 1960

Fauteuil canné  : chauffeuse basse "kangourou" 
source  : artcurial 



(On parle de cannage ici et ici).
 Bonne semaine, bm

lundi 7 décembre 2015

Vannerie traditionnelle : la corbeille rustique


  


    La corbeille rustique est un bel objet à offrir avec les gourmandises de son choix.
    C'est une corbeille assez sobre, pas de pied, bordure simple. Chaque montant est retourné avec un angle léger sur le tressage et bloqué dans le fond. L'ensemble forme un rythme dynamique et constitue le seul ornement de cet article. Un article relativement récent dans la vannerie française avec une esthétique plus moderne que les corbeilles nattées, ou en forme de coeur...
   Sa sobriété technique offre un excellent compromis solidé/ coût/ volume.

Simplicité n'est pas facilité !
Pour que le travail soit soigné, il faut veiller :
- à la régularité du fond
- démarrer la torche (point de travail des côtés de la corbeille) le plus bas possible pour bien cacher les bâtons de croisée.
- soigner la bordure, retourner le montant sans déchirer les fibres. Étape délicate : le montant doit supporter une torsion à 180 ° sans casser.

Comme on parle rarement de vannerie traditionnelle ici (commande spéciale...), je vous ai mis les photos étapes par étapes :


fond : la ligature
Fond en croisée

Monture

Tressage de la clôture
   
Bordure


Bonne semaine, la tresseuse








lundi 19 octobre 2015

Bambou 2 : scénographie

Pour l'exposition en cours (24 et 25 octobre 2015) , une structure en bambou permet de présenter les tissus de doublures et les sacs à main.

En chantier 

Scénographie en bambou 

Présentation des tissus

Les sacs

Les couleurs


Bonne semaine, la Tresseuse

lundi 12 octobre 2015

Bambou 1 : travail en cours

Matière première

 

 


Quelques livres 


- L'excellent : Achitecture, La Maîtrise du Bambou, Simon Vélez, éd. Actes Sud.
Livre d'architecture colombienne en bambou : projets de logement, programme public, pont...avec une réflexion sur l’intérêt d'utiliser du bambou au lieu du béton dans les pays riches en cette matière première. L'esthétique change aussi des clichés japonais.

- Travailler le Bambou, Yves Crouzet, éd. Actes Sud.
Un petit livre plus ludique, avec quelques réalisations d'objets à faire soi-même.

- Palissades en Bambou, Isao Yoshikawa, éd. Eyrolles.
Plus technique, le manuel pour réaliser les clôtures séparatives des jardins traditionnels.

- Bambou, éd place des vitoires.
Catalogue de réalisations contemporaines remarquables en bambou. (Architecture, mobilier, design). 



Bonne semaine à tous,  bm

mardi 28 octobre 2014

A l'atelier

Collection Peau végétale : derniers modèles 


Cabas avec poignée en cuir assemblée dans le tressage

 Sac porté croisé, détail du rabat

Contraste entre le corps en écorce et les éléments souple en cuir naturel


Pour rappel, la galerie sera ouverte les deux premiers weekends de novembre, 
à bientôt, bm

lundi 28 juillet 2014

L'esthétique du vieillissement : 1. l'osier

   Une petite série sur l’évolution des matériaux dans le temps, aujourd'hui : l'osier.


   Rappel : la plupart des matériaux se dégradent dans le temps. Quelques exceptions, comme l'inox, le verre, présentent une excellente stabilité à l'échelle humaine. Ils ne s'altèrent ni en présence d'eau, d'acide ou de base, ni sous l'effet de la lumière ou de la chaleur ("normale", et non de fusion).
   Les autres types de matériaux évoluent plus ou moins rapidement sous l'effet principalement du rayonnement du soleil, de l’oxydation (comme la peau humaine !) et des intempéries (sans parler des conditions extrêmes comme l'utilisation en milieu marin, acide, sous haute pression...). 
   Chaque objet a une durée de vie depuis sa fabrication à sa dégradation. Cette durée dépend de l'utilisation, de sa composition et de son entretien.
De l'aspect "neuf", la matière passe par différents stades suivant sa composition et finit par avoir de la "patine". Attention la patine n'est pas une dégradation du matériau, il s'agit seulement de l'aspect extérieur, de la couche superficielle. Un peu comme le bronzage de la peau : exposition au soleil, brunissement, hiver, desquamation, et retour de la peau blanche.  La structure n'est pas touchée. A ce stade, les propriétés intrinsèques (résistance, perméabilité, souplesse) sont inchangées.
  La patine est simplement visuelle et esthétique. Et suivant la matière, le client, les effets de mode, elle est recherchée, provoquée ou au contraire limitée et évitée à tout prix.

 Petit tour d'horizon, et pour commencer, une matière que l'on connait bien ici :

L'osier


Au premier plan : l'osier neuf, à gauche : le patiné.
  L'osier blanc est donc écorcé. A la fin de cette opération, il est d'un blanc lumineux. On le stocke à l'abri de la lumière pour éviter son jaunissement, et à l'abri de l'humidité contre le pourrissement. 

Finition 

  Les articles de vannerie ne nécessite pas de couche de finition. La dernière étape consiste à soufrer, c'est à dire que l'on expose les ouvrages aux vapeurs soufrés dans un endroit clos. Le soufre protège des attaques d'insectes, champignons, et blanchit parfaitement.
La vannerie ainsi traitée à un bel aspect blanc franc, plutôt froid, net, assez éloigné de la matière que l'on associe au bois.
On trouve parfois des articles en osier verni, jaunasse ; à éviter, l’humidité est emprisonnée à l'intérieur des fibres. 

Patine

   L'osier prend une teinte doré sous l'effet des UV. On peut accélérer le processus en exposant volontairement et de façon homogène le tressage au soleil (derrière une fenêtre, dans une voiture...). La patine dépend aussi de la variété d'osier. Sur la photo, on voit que les brins utilisés sous la bordure (Salix triandra ) sont plus pigmentés que l'ensemble (S. fragilis ?). Le triandra présente naturellement une texture très marquée : petites tâches de couleur brun chaud, variations du grain... Le brin, même extra "jeune" tire déjà sur un beige beaucoup plus chaud que le blanc net des autres variétés.

   On prendra soin d'avoir toujours quelques modèles déjà patinés, et qui n'auront pas cet aspect "neuf", "clinquant", pour satisfaire le goûts de tous les clients.
 De même,il est intéressant d'avoir en stock quelques bottes d'osier pré-patinés pour les menues réparations sur des paniers plus anciens.

Dégradation

   L'osier se décompose comme les autres matières organiques  : sous l'action de l'eau, insectes, micro-organismes. Vous jetez un panier ? hop, réduit en morceaux au compost, ou bien comme petit bois d'allumage.
Pour prolonger sa durée de vie, l'osier doit être soigneusement séché après chaque contact avec l'eau. (On peut laver sans problème les volettes à tarte au lave-vaisselle !) Traditionnellement les articles destinés à une utilisation en milieu humide (bonbonne, manne à patate...) ont un fond barré par deux lattes de châtaignier (aération...).
  Pour résister en extérieur, l'osier est traité en autoclave (imprégnation sous pression des fibres). En général, les fournisseurs garantissent une durée de vie de  5 à 10 ans. (Quant à la nature des traitements ?).
Une application régulière d'huile de lin est aussi recommandée pour une utilisation en extérieur, mais surtout pas de vernis !
A noter, l'osier non écorcé, "brut", est beaucoup moins stable que l'osier "blanc". L'écorce offre un abri aux insectes, et maintient l'humidité.


Un coup de neuf 

   Si vous souhaitez "rajeunir" une pièce en vannerie :
1. nettoyage à la lessive St Marc, séchage soigneux.
2. si vous y tenez, lavage à la javel, ou moins violent, eau vinaigré.
3. l'idéal est de confier la pièce à votre vannier préféré, qui lui donnera un petit coup de soufre.
Attention, l'osier ne retrouvera pas une blancheur immaculée, mais s'éclaircira bien d'un ou deux tons. (Plus les bienfaits antifongiques...). 



L'écorce d'osier

   A l'atelier, la matière que je préfère travailler est l'écorce. (osier ou jeunes arbres).
On connait le tressage en écorce de bouleau, les tuiles japonaises en écorce de cyprès, mais assez peu d'utilisation de l'écorce d'osier.
Quand j'ai commencé à utiliser cette matière, la question de sa durabilité s'est de suite posée.
On trouve peu de documentation sur ce matériau. (A part peut-être sur une possible utilisation comme isolant avec une excellente résistance au feu ! et oui, le morceau de bûche refendue brûle mieux du côté où il n'y a pas l'écorce.)

  Bref, les premières conclusions ( expérience sur trois/quatre ans)
- La plupart des écorces brunissent dans le temps mais certaines variétés restent lumineuses et colorés. J'ai essayé une trempe à l'alcali pour éclaircir les tannins. Bof. Pas de résultat.
- La patine est ici décrite "comme du cuir" par beaucoup de clients.
- C'est surtout le côté interne de l'écorce qui fonce parfois jusqu'à une teinte acajou, pas vilaine du tout.
- Lors d'une installation, une de mes sculptures est tombée une nuit dans un bassin naturel. Au petit matin, la pièce présentait une coloration foncée, noire. (Oxydation dû à la boue ?)
- résistance aux intempéries : là, je suis en plein protocole d'essai.
Deux séries de pièces sont mises à l'extérieur, l'une avec une traitement classique, l'autre sans rien, pour voir combien de temps le tressage résiste ; 
pour le moment (printemps/été uniquement) pas de désordre apparent, à part une légère trace de moisissure là où le tressage est particulièrement serré.

   Expérience à suivre...

   Et la semaine prochaine : la patine du bois ...


bm





mardi 6 mai 2014

Quelques exemples de cannage contemporain

Pyrenea Xistera large sofa Samuel Accoceberry & Jean-Louis Iratzoki 

Sofa Xistera, Jean Louis Iratzoki et Samuel Accoceberry pour Bosc
Source : http://www.samuelaccoceberry.com/projets



http://fabienpetiot.com/wp-content/uploads/2013/11/vue_01_retouch%C3%A9_light.jpg


Bureau 2 x1, Fabien Petiot, réalisation Marc Ducrocq 
Source : http://fabienpetiot.com/?page_id=114



Radio Hybrid de Mathieu Lehanneur pour Lexon
Source : http://www.diisign.com/2014/01/mathieu-lehanneur-rehabilite-le-rotin-tresse-pour-lexon/

 
Atelier Cache paille avec Jean-Paul Aiello 



On trouve aussi beaucoup d'autres réalisations, qui reprennent l'esthétique du motif du cannage (par exemple avec un changement d'échelle, en plastique moulé, comme pochoir ...).

Bonne semaine,
Bénédicte MR

lundi 21 avril 2014

L'objet désirable : la chaise cannée


(avertissement sur la photo : la chaise a été refaite par mes soins, débutants en matière de cannage, et ne prétend pas à un travail de canneur-rempailleur, la photo est ici pour les besoins de l'illustration.)

Le cannage est une technique de tissage, réalisé en "canne" de rotin (lanière d'écorce refendue). On parle de tissage à 6 fils : chaîne et trame en double puis diagonales, suivant 4 axes.
Le châssis de la chaise est percée sur son contour, et chaque brin est solidement tendu à travers l'assise.
Le cannage est une technique très efficace : peu de matières pour beaucoup de solidité et de confort. Sous le poids du corps, le réseau de fibres se tend équitablement.
Pas de sensation de mollesse excessive, ni de fesses écrasées ! (enfin, si le cannage est traversant et non découpé dans un rouleau prêt à l'emploi et collé sur la boiserie).

Une chaise emblématique : la chaise Thonet n° 14

La chaise de bistrot par excellence, et qui malgré ses plus de 150 ans, est toujours un exemple de modernité.
Conçue en 6 parties  : assise, pieds avants, pieds arrières+dossier d'un seul tenant, barre de soutien du dos, entretoise circulaire et 10 vis. Elle est démontable, compactable (36 chaises dans un m3), et peu chère à l'époque, grâce à une quasi-industrialisation de la fabrication et un bas coût de la main d’œuvre.
Le design de la ligne courbe séduit aujourd'hui encore.
A noter, le cintrage sur forme métallique se fait toujours à la main : il faut "sentir" la torsion des fibres sans aller jusqu'à la rupture.
Bref, un objet alliant modernité, histoire, et savoir-faire.


Pour en revenir au cannage, vous trouverez en quelques clic sur internet d'autres applications contemporaines, esthétiques et efficaces qui mettent en avant la qualité et la performance de cette technique.


A lundi, bonne semaine,
BM